accueil 
budget
 

commentaires sur l'évolution du prix du Brent et du WTI 1964 - 2020
 (maj: 17/09/2020 - utilisez l'ascenseur vertical)

évo indice
évo_depenses
charges obligatoires
  _ commentaires sur l'évolution du coût de l'énergie 1964 - 2016 ---> ici

 2020  : au cours du 1er trimestre le prix du baril de Brent a subi une chute brutale de 68-69 $/b en début d’année, à 24-25 $/b en fin de mars, autrement dit un coût pratiquement divisé par 3 !!! Il faut remonter à l’année 2008 pour observer une telle rupture et à 2003 pour un coût en $ courant aussi bas…Pourtant l’année 2020 avait commencé sous de meilleures auspices avec l’accord commercial de la phase 1  qui comportait le démantèlement partiel des barrières douanières dressées depuis près de 18 mois entre les USA et la Chine ainsi que l’accord des pays de l’OPEP+ de réduire de 500 000 b/j leur production  (environ 30Mb/j) certes perturbées par le conflit USA-Iran intensifié par l’élimination de la tête de l’armée iranienne…mais c’était sans compter sur l’épidémie du coronavirus qui commençait à faire des ravages notamment dans la ville de Wuhan en Chine centrale où de nombreuses usines fermaient les unes après les autres… c’était le début du confinement qui allait s’étendre à l’Europe, puis aux USA…, à cela s’est ajouté le retrait de la Russie (refus de réduire sa production d’hydrocarbures) au sein de l’OPEP et en  représailles, la réponse de l’Arabie Saoudite en ‘’inondant’’ le marché pétrolier ( > 12  mb/j) en espérant ainsi non seulement atteindre la Russie (10 Mb/j) mais également les petits producteurs US de ‘’ pétrole de schiste’’(5 Mb/j en 2016, 9 Mb/j actuellement avec un coût de production de 25$/b !!!) ... les paramètres étant réunis, moins de demande, pléthore de l’offre, égale chute des prix…

Selon les dernières estimations de l’AIE  et malgré une timide reprise de l’outil industriel chinois, la consommation journalière en hydrocarbures en 2020 devrait chuter de 20% …voire 30%, c’est-à-dire de passer de 100 Mb/j à 80 voire 70 Mb/j…cette situation risque de perdurer car l’économie mondiale est durement touchée  et la reprise se fera lentement car la crainte du Covid-19 est toujours présente....la pléthore de l’offre risque de maintenir le prix du baril de Brent dans un canal de 30/40 $/b…les stocks débordent… la pénurie de tankers provoque une flambée des locations qui atteignent des coûts astronomiques…200 000 $/j !!!!!

Au cours du 2ème trimestre de 2020  , sous la pression de D.Trump, la Russie et l’Arabie saoudite sont parvenues, le dimanche 12 avril,  avec les autres membres de l’OPEP (23 pays) de réduire leur production de 9,7Mb/j (soit près de 10% de la consommation mondiale) sur les deux prochains mois (mai et juin), mais cette réduction au regard de la baisse ''prévisionnelle'' de la consommation mondiale de 100 Mb/j à 80 Mb/j voire 70 Mb/j ne sera probablement pas suffisante pour une hausse significative des cours  des hydrocarbures. D'ailleurs cette annonce semble avoir peu d’effet en ce début de trimestre, car le cours du Brent qui évoluait autours des 32 $/b, amorce une chute pour atteindre, le lundi 20 avril, un cours inférieur à 15 $/b !!!!  mais bien supérieur à son correspondant US le WTI… qui, pour la première fois de l’histoire pétrolière…, son prix est passé, l’espace d’un instant, en territoire NÉGATIF..à -37,6 $/b… du jamais vu (contre 18,3 $/b le vendredi 17 avril)…ainsi les ‘’traders’’ devaient payer pour se débarrasser d’un pétrole que personne ne savait plus où stocker !!!

Cependant, l’amélioration du côté de la consommation en raison du déconfinement progressif dans de nombreux pays, le maintien de l’accord de l’OPEP+ ainsi que les coupes massives menées par les USA ( 10 Mb/j au lieu de 13 Mb/j) et le Canada, soutiennent les cours du brut qui croissent au cours du mois de mai pour dépasser la barre des 30 $/b et en début de juin, les 40 $/b…

Cette progression se poursuit au cours du 3ème trimestre pour atteindre et dépasser les 45 $/b à la fin du mois d’août, cours soutenus probablement par les tempêtes Marco et Laura qui ont suspendu une partie de la production pétrolière du Golfe du Mexique. Mais en ce début du mois de septembre, les prix du brut déclinent et passent sous les 40 $/b en raison de la position de l’Arabie Saoudite qui opère sa plus forte baisse des prix en cinq mois pour sa production à destination des pays de l’Asie et la fin des vacances aux USA ainsi que la crainte d’une reprise moins marquée de la consommation de brut avec la multiplication des nouvelles infections du Covid-19…mais la saison des ouragans dans le golfe du Mexique (Marco, Laura, et Sally…), ainsi que les variations des stocks US provoquent un mouvement de yoyo sur le prix du Brent qui évolue autours des 40$/b….

 

 

 

en 2019, au cours du 1er trimestre, le prix du Brent remonte pour atteindre à la fin du mois de mars les 70$/b (+40% de hausse depuis le début de l'année...)...mais les ''cuves'' américaines sont pleines à ras-bord....l'accord des pays de l'OPEP ( + la Russie) de diminuer leur production (500 000b/j sur environ 30 Mb/j) tiendra-t-il  car leur budget souffre énormément...les sanctions commerciales américaines contre l'Iran et le Venezuela (ce dernier, en raison des troubles politiques, voit sa production d'hydrocarbures chuter de 2,7 Mb/j en 2015 à environ 1 Mb/j en 2019) semblent s'infléchir...mais l'affrontement interne, intervenu récemment en Libye pourrait maintenir une pression à la hausse des hydrocarbures...
_ plus récemment, le 23 avril, des propos du président des USA de ''durcir'' les sanctions iraniennes (assécher la production de l'Iran en imposant aux pays importateurs...des représailles économiques) provoquent le franchissement des 75$/b le prix du Brent...néanmoins n'oublions pas l'adage ''le malheur des uns fait le bonheur des autres''...cette ''perte'' de production iranienne d'environ 1,7Mb/j serait compensée par l'Arabie Saoudite et la Russie qui saisissent cette opportunité pour accroître leur production et augmenter ainsi leurs recettes financières et apporter un peu d'oxygène à leurs budgets 2019...
_ En représailles, l'Iran menace de fermer le détroit d'Ormuz où transit environ 15Mb/j...les USA répondent en envoyant un porte-avion dans la région...
_14/05/2019 en Arabie saoudite, des drones armés ont ciblé deux stations de pompage de la compagnie publique Aramco près de Riyad, causant des dégâts peu importants aux installations. L'attaque a été revendiquée par les rebelles houthis du Yémen, ethnie chiite alliée de l'Iran. Ces incidents sont intervenus alors que le week-end dernier, des actes de sabotages ont été perpétrés par des inconnus contre 4 navires dans le Golfe, dont 2 pétroliers saoudiens
_ 31/05/2019: les nouvelles tensions commerciales avec non seulement la Chine (trêve entamée en décembre dernier mais récemment mise à mal dans un entretien et qui se transforme peu à peu à une guerre technologique: transferts technologiques contre terres rares) mais également avec le Mexique, entraînent le prix du Brent en-dessous des 62$, c'est-à-dire au niveau des prix de février-mars de cette année. En effet, D.Trump menace d'instaurer une nouvelle taxe de 5% sur les importations mexicaines pour financer le ''mur'' si le Mexique ne mettait pas un frein à son immigration... à cela s'ajoute le maintien élevé des stocks américains associé à une production d'hydrocarbures à 12,3Mb/j, laquelle propulse les USA au 1er rang des producteurs largement devant l'Arabie Saoudite et la Russie (environ 10Mb/j).
_Au cours de l’été 2019, le prix du Brent fluctue selon les tweets du président US qui menace, à plusieurs reprises,  d’étendre des droits de douane supplémentaires à une grande partie des importations en provenance de Chine. Ces nouvelles tensions USA-Chine éloigne la perspective d’un accord rapide entre les deux puissances et fait craindre un ‘’effet’’ néfaste sur une croissance mondiale déjà en décroissance selon AIE (2,9% à 2,6%). et par ricochet un déclin de la demande en hydrocarbures. Par ailleurs la Chine a laissé chuter, face au dollars, le cours de sa monnaie à son plus bas niveau depuis 2008 et ainsi, rendant ses exportations plus compétitives. Au début d’août le coût du Brent descend en-dessous des 58 $/b pour remonter sous l’influence de l’Arabie Saoudite qui soutient le cours du brut dans la perspective de l’introduction en bourse de sa compagnie Aramco ; cours soutenu également par les troubles à Hong Kong provoqués par la loi d’extradition…
_ le 14 septembre une nouvelle attaque de drones par des rebelles yéménites Houthis, soutenus par l’Iran, endommage deux installations pétrolières saoudiennes provoquant une chute brutale de la production de 10Mb/j à 5Mb/j et, à contrario, une hausse substantielle du Brent qui frôle les 70 $/b. Mais très rapidement le cours fléchit car les acteurs de ‘’sauvegarde’’ interviennent avec : - les réserves stratégiques des principaux pays, - l’Arabie Saoudite indique que sa production pourrait être rétablie en deux ou trois semaines, - l’augmentation de la production de l’OPEP y compris la Russie. Les ‘’économies mondiales’’ absorbent mieux les ‘’chocs’ pétroliers…..ils amortissent les soubresauts.
_ fin septembre, le cours du Brent descendait en-dessous des 60 $/b …la production saoudienne revenant à la ‘normale’ et les craintes d’une économie mondiale affaiblie par la guerre commerciale USA-Chine gagnent sur les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
_ au cours du 4ème trimestre les cours des hydrocarbures progressent en raison des perspectives rassurantes d’un accord prochain (partiel= phase 1)  entre les USA et la Chine et de la prolongation de l’accord de réduction de production dee pays de l’OPEP+ qui doivent se réunir au début du mois de décembre…mais le marché reste très volatil  et sensible au moindre tweet du président US…Par ailleurs les troubles intervenus en Irak, en Iran, en Libye, en Equateur, pays riches en hydrocarbures inquiètent également le marché…le 6 décembre l’accord de réduction de production de l’OPEP+  (-500 000 b/j) et le 13 décembre la confirmation d’un accord commercial (phase 1 = un ‘démantèlement’  partiel des barrières douanières érigées depuis juillet 2018) entre USA et Chine ont propulsé, à la fin de l’année, le baril du Brent au-delà des 68$/b…

Quid du prix du Brent en 2020 ? : en dépit de l’accord commercial de la phase 1 entre les USA et la Chine, l’accord des pays de l’OPEP+ et le conflit USA-Iran intensifié par l’élimination de la tête de l’armée iranienne, la demande d’hydrocarbures mondiale risque de diminuer en raison du ralentissement de la croissance des deux premières puissances mondiales et de ce fait, le prix du baril risque comme en 2019 fluctuer dans un canal 60-70 $/b au rythme des tweets de D.Trump. Par ailleurs, l’épidémie du coronavirus apparue en Chine et qui semble, jour à près jour, s’intensifier et paralyser le pays, risque d’avoir une incidence négative sur la croissance de la Chine… et par voie de conséquence sur l’ensemble de l’économie mondiale...moins de demande..plus d'offre... donc dégringolade des prix...

en 2018 le prix du Brent a atteint, début octobre, son plus haut niveau (> 85$/b) depuis quatre ans. Les sanctions américaines envers l'Iran ne sont pas étrangères à cette hausse ainsi que l'attitude de l'OPEP à moins stimuler sa production. Le 4ième trimestre est marqué par une chute brutale du coût du baril (< 50$/b fin décembre 2018) provoquée:
- 1_ par la politique du président Donald Trump du ''tout schiste'' (le coût d'extraction des hydrocarbures non-conventionnels ne cesse de décroitre en raison des progrès techniques du forage horizontal et de la fracturation des roches- en 2006--> 65$/b, vers les années 2010--> 50$/b, en 2018 environ 25$/b)
- 2_  par la relance de la guerre commerciale entre l'USA et la Chine et une croissance moindre de cette dernière.
- 3 _ par le ''shutdown'' américain

 

 

haut de page

 

commentaires sur l'évolution du coût de l'énergie 1964 - 2016

Sur le long terme, plusieurs événements historiques permettent d'expliquer en partie l'évolution des prix.

_ 1973: octobre 1973: la guerre du Kippour l'OPEP augmente le prix des hydrocarbures et décrète un embargo contre les pays occidentaux dont l'effet immédiat est une hausse substantielle et une crise d'approvisionnement dans les pays importateurs (>11,50$/b)

_
le premier choc pétrolier s’est amorcé en 1971 au moment de l’abandon du système financier international de Bretton Woods puis s'est accentué en octobre 1973 par le début de la guerre du Kippour entre la Syrie, l'Egypte et Israël. Les pays du moyen orient producteurs de pétrole réduisent leurs productions, le prix  passe de 2,59 $/baril à 11,65 $/baril de septembre 73 à mars 74 (fin de l'embargo). Ce choc pétrolier entraîne une crise économique globale au cours de la décennie 1970. Les prix élevés entraînent une réduction de la demande (du fait de la mise en place de politiques d'économie d'énergie notamment) et surtout le début de l'exploitation de nouveaux champs pétrolifères. L'OPEP qui détenait 50% des parts de marché en 1974, n'en détient plus que 47% en 1979.
 
(Le 15 août 1971, les États-Unis suspendent la convertibilité du dollar en or permettant au dollar de « flotter ». Le système des taux de change fixes s'écroule définitivement en mars 1973 avec l'adoption du régime de changes flottants). Le résultat en est une dépréciation de la valeur du dollar américain, monnaie dans laquelle les prix du pétrole sont fixés et a pour conséquence pour les producteurs de pétrole un revenu inférieur pour le même prix nominal. Le cartel de l'OPEP publie un communiqué conjoint indiquant que dorénavant, le prix du baril de pétrole serait fixé par rapport à l'or. Après 1971, l'OPEP est lente à rajuster les prix pour tenir compte de cette dépréciation. De 1947 à 1967, le prix du pétrole en dollars américains a augmenté de moins de 2% par an. Jusqu'au choc pétrolier, le prix est resté relativement stable par rapport aux autres devises et matières premières qui sont soudainement devenues très volatiles par la suite. Les ministres de l'OPEP n'avaient pas élaboré de mécanismes institutionnels permettant de mettre à jour rapidement ces prix pour suivre l'évolution du marché, de sorte que leur revenu réel connut un décalage de plusieurs années par rapport aux autres matières premières. Les hausses de prix substantielles de 1973-74 ont largement rattrapé ces écarts de revenus en comparaison d'autres produits tels que l'or. Les États-Unis, premier producteur de l'époque, atteignent leur pic de production pétrolière en 1970, ce qui amène aux premières pénuries aux USA. Suite à cela, Nixon demande un audit des capacités de production, audit non divulgué à la Presse et effectué par James Akins, les résultats sont qu'il n'existe aucune capacité de production supplémentaire. L'Arabie Saoudite réalise alors 21 % des exportations mondiales de brut. Le roi Fayçal, pourtant ami des Américains, déplore leur soutien inconditionnel à Israël qui met en danger selon lui les régimes arabes modérés, entre autres celui de  Sadate en Égypte. Lors de  la guerre du Kippour, les USA approvisionne en armement l'État hébreu réduit à la défensive, face à l'attaque égypto-syrienne ravitaillée par les Soviétiques. En réponse, les pays du Golfe augmentent unilatéralement, sans l'accord des compagnies, de 70 % le prix affiché du baril de brut. La vérité est qu'une augmentation du prix, en particulier suite au pic de production aux États-Unis, était nécessaire aux majors occidentales pour pouvoir démarrer la production de pétrole plus cher, typiquement en off-shore dans le Golfe du Mexique, en Mer du Nord ou en Alaska, la diplomatie américaine ainsi que les compagnies pétrolières occidentales étaient donc tout à fait favorables à cette augmentation de prix, et l'ont en fait aussi suggérée, à travers James Akins en particulier. Le 17 octobre 1973, les représentants des pays arabes pétroliers (OPEP) réunis au Koweit, décident une réduction mensuelle de 5 % de la production pétrolière jusqu'à évacuation des territoires occupés et reconnaissance des droits des Palestiniens. Le 20 octobre, Fayçal décide un embargo total sur les livraisons destinées aux États-Unis, puis aux Pays-Bas. Le prix du baril sur le marché libre passe de 3 à 18 $/baril en quelques semaines. Fin décembre, les pays de l'OPEP réunifient le prix du baril à 11,65 $. Entre le mois d'octobre 1973 et le mois de janvier 1974, le prix du baril du brut de référence qu'est l'« Arabe léger », est quadruplé, passant de 2,32 $ à 9 $. Dans ce prix, l'« État producteur » prélève, en 1973, 2,09 $/baril et 8,7 $/baril en janvier 1974 soit plus de quatre fois plus. La pénurie suscite une sorte de panique ; les prix poursuivent leur ascension vertigineuse : ils quadruplent à la suite des augmentations d'octobre et de décembre. Les pays consommateurs réagissent d'une manière désordonnée, cherchant à tirer leur épingle du jeu. L'Agence Internationale de l'Energie (AIE), créée à cette occasion, n'est pas en mesure d'établir un certain ordre et ce sont les grandes compagnies elles-mêmes qui sont chargées de répartir le rationnement d'une manière égale en jouant sur les sources d'approvisionnement arabes et non arabes. Certains pays arabes souhaitent une réduction de la production pour maintenir les prix à la hausse. Mais les États-Unis refusent cette perspective. Ils tentent de constituer un cartel international de consommateurs face à l'OPEP mais échouent en raison de l'opposition de la France. Pour s'opposer à toute diminution de la production, les États-Unis sont prêts à intervenir militairement dans la péninsule arabique pour prendre le contrôle des principaux champs pétrolifères. À défaut d'une intervention, ils sont disposés à faire de l'Iran le gendarme du Golfe Persique. Après le 6ème sommet arabe d'Alger du 26-28 novembre 1973, les États-Unis doivent infléchir leur politique jugée trop favorable à Israël, tout comme l'Europe occidentale et le Japon. Le 18 mars 1974, Sadate obtient la levée de l'embargo. L'année suivante, le roi Fayçal est assassiné par un neveu, rentré des États-Unis. De fait, l'OPEP ne retrouvera plus un tel niveau de puissance sur le plan économique et politique et les objectifs affichés de l'embargo ne seront pas atteints. Les politiques d'amélioration du rendement énergétique se mettent en place à partir de ce moment ainsi que la diversification des sources d'énergie, la France, par exemple développant un programme massif de constructions de centrales nucléaires. Le nucléaire ne modifiera pas la dépendance au pétrole, mais permettra une alternative énergétique à cette dépendance qui trouvera un écho dans le monde entier.)

_ le deuxième choc pétrolier a débuté avec la révolution iranienne en 1978, suivi par la guerre Irak-Iran en 1980. Ces évènements provoquent un doublement supérieur du prix du baril du fait de la réduction considérable des exportations de ces pays : de 14 $/baril en 1978 à 35 $/baril en 1981.
Ces prix élevés permettent à la production hors moyen orient de progresser ainsi que de réduire la consommation du fait de politiques de lutte contre le gaspillage d'énergie (meilleure isolation des maisons, procédés industriels moins coûteux en énergie). La demande connaît un maximum en 1979 pour diminuer ensuite, et il apparaît alors clairement aux pays de l'OPEP qu'ils doivent réduire leur production s'ils souhaitent maintenir le niveau des prix.
 Durant la première moitié des années 1980, l'OPEP réduit sa production d'un tiers en volume avec pour conséquence des parts de marché réduits à 30% du marché mondial, sans pour autant enrayer véritablement la diminution des prix. En réponse aux cavaliers libres et aux difficultés éprouvées par certains membres à respecter leurs quotas, l'Arabie Saoudite qui avait été le principal acteur dans la réduction de la production OPEP, décide alors de doubler sa production en 1986. Dès lors
, les prix chutent en 1987. Ces bas prix stimulent la consommation mais ralentissent la production hors Moyen-Orient où les coûts d'exploitations sont plus élevés (cas de l'extraction offshore par exemple).

 En 1990, le conflit entre le Koweït et l'Iraq annule l'offre de pétrole de ces pays mais rapidement le Venezuela et surtout l'Arabie Saoudite deviennent les 'stabilisateurs' de la demande mondiale de pétrole, le reste des pays de l'OPEP comblant le manque à produire. Les prix en léger déclin depuis le début des années 1990 ne remontent qu'à partir du boom économique aux Etats-Unis et en Asie au milieu des années 1990.
 La crise financière asiatique, associée à un accroissement de la production de l'OPEP, met un terme brutal à l'embellie des prix à partir de 1997. Le déclin des prix s'accentue jusqu'en mi-février 1998 pour atteindre 10 $/baril. Puis à partir de mars 1999, à la suite d'un accord de réduction de la production des pays de l'OPEP mais aussi d'Oman, de la Fédération de Russie, de Mexico et de la Norvège, les prix ne cessent d'augmenter jusqu'à atteindre plus de 30 $/baril un an plus tard. L'OPEP décide alors d'augmenter la production avec comme objectif de stabiliser les prix entre 20 et 25 $/baril.  Dès décembre 2000, les prix déclinent à nouveau pour repartir pour et se stabiliser autour de 28 $/baril.

 A la suite de l'attentat du 11 septembre 2001 une légère hausse a lieu, mais très rapidement, en raison d'une baisse de la demande en fuel d'aviation et des perspectives de stagnation de la croissance économique mondiale qui prévalaient jusqu'alors, les cours, à nouveau plongent. Au mois de janvier 2002, l'OPEP décide de réduire sa production à condition que les pays hors-OPEP contribuent également à cette réduction.

_ le troisième choc pétrolier à partir de 2004-2008 : le cours du pétrole connaît une hausse constante. La moyenne des prix du pétrole qui est de 20 $/baril environ sur la période 1985-2000 s'élève à 45 $/baril sur la période 2000-2007 et s'emballe en 2008 pour atteindre les 150 $/b . Cette hausse importante s'explique notamment par le dynamisme de l'économie chinoise, par l'émergence de pays nouvellement industrialisés (Inde, le Brésil) qui tendent à augmenter leur consommation d'énergie, par l'amélioration des conditions économiques dans certaines régions et, en particulier, aux États-Unis qui se retrouvent, ainsi, à devoir faire face à une certaine tension au niveau des stocks nationaux . Les sous-jacents ne suffisent cependant pas à expliquer le développement des cours du pétrole sur les années 2003-2004. Ceux-ci ont, en effet, également été fortement influencés par des suréactions spéculatives en relation avec les perturbations potentielles au niveau de l'offre (évènements en Irak, par exemple) ou de la demande (faiblesse et baisse des stocks américains).  N'oublions pas qu'au cours de la période 2004-2007 les nombreux attentats en Iraq et les troubles sociaux qui secouent le Venezuela et le Nigéria , tous pays exportateurs de pétrole. La crise financière des ''subprimes' viendra mettre un terme à cette progression et la chute sera brutale car le prix du baril passera de près de 150$ en juillet 2008 à 40$ en décembre de la même année.

_ pour mettre un terme à la chute des prix, l'OPEP réduit sa production. Le 'printemps arabe' et, en particulier, la guerre civile libyenne qui provoque l'arrêt de sa production fait bondir en mars 2011, le prix du baril à 130$ et restera ainsi, dans une moyenne de 110$/b jusqu'à l'été 2014.

_ la chute des cours au cours du deuxième semestre 2014 s'explique principalement par la conjugaison de  deux phénomènes : -l'abondance du pétrole due à la mise sur le marché des pétroles issus des gaz de schistes aux États-Unis (n'oublions pas que ces derniers ont pratiquement doubler leur production entre 2008 et 2014: 5 Mb/j à 9 Mb/j avec une baisse constante du coût d'extraction de 65$/b à 50$), et  la diminution de la demande due à la crise économique mondiale et à la prise de conscience du réchauffement climatique conduisant à la réduction des émissions des gaz à effet de serre (le coût de l'extraction en Arabie Saoudite est de 5 à 10 $ le baril; alors que l'extraction du pétrole de schiste revient à environ 65 $-50$/b. Le cours de la vente en début 2015 ne couvre pas les coûts de production aux États-Unis entrainant de nombreuses faillites. Cependant, la guerre économique fait rage. Pour conserver un cours au plus bas et conserver ses parts de marché, l'Arabie ne réduit pas la production

_ le 15 janvier 2015, le prix du pétrole est à 28,7 $/b
_ le 29 décembre 2015, le prix du pétrole est à 37 $/b

_ après un passage à son minimum (27 $/b en février 2016), le prix du baril remonte autour de 40$. L'Arabie saoudite, qui a voulu gagner des parts de marché sur le pétrole de schiste américain, est en déficit budgétaire. Elle a toujours refusé de fixer un plafond à sa production jusqu'à présent, mais arrive peut-être aux limites de cette stratégie. L'Expansion – 15/04/2016

_ le 26 mai 2016 franchissement à la hausse du seuil des 50 $/b

_ en octobre, le prix du baril du Brent en euros augmente nettement (+9,6 % après +0,1 %), à la suite de l'annonce par l'OPEP d'un possible accord de réduction de la production. En dollars, la hausse du prix du baril est légèrement moins marquée (+7,7 % après +0,1 %), l'euro s'étant un peu déprécié au cours du mois.

En décembre 2016, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole OPEP s'est mise d'accord avec onze pays producteurs non membres du cartel, dont la Russie, pour baisser leur offre au premier semestre de 2017 afin de faire remonter les prix.

haut de page